Poésie

Anthologie qui rend hommage à plus d'une centaine d'auteurs québécois qui se sont illustrés dans la poésie du 17e siècle jusqu'au milieu des années 1980.

La célébration en décembre 2018 du centenaire de la création de l'Union des Aveugles de Guerre, donne l'occasion de mettre ses témoins dans la lumière. C'est l'objectif de ce recueil qui rassemble des poèmes composés par des aveugles de guerre représentant les différentes générations du feu.

Recueil de cent poèmes qui rythment la vie de chaque génération sur le chemin de l'école, du collège et du lycée, du Hareng saur, sec, sec, sec à Heureux qui comme Ulysse.

"Je suis née à Nominingue dans les Laurentides. Un jour, un grave accident d'auto m'a clouée à l'hôpital pour des années. Hébétée de solitude, piège dans le néant, je roulais dans l'abime, toute désaccordé. Et soudain, j'ai senti qu'il me fallait retrouver la terre, enfoncer mes pieds dans cette terre, sentir son odeur et ses vibrations."

"Tabou" raconte une histoire de silence coupable. Dans une écriture elliptique, Béatrice Corti-Dalphin déroule le fil qui court de l'énigme au dévoilement. Tout commence par un bol où flotte une fleur japonaise en papier. Estampe délicate de blancheur et d'innocence trompeuse.

Dans ce recueil sur les turbulences du désir, l’espace-temps se dérègle, les saisons ne se reconnaissent plus, un brouillard s’installe provoquant à la fois chutes et ascensions fulgurantes. À travers une poésie intime, Jessica Côté nous livre sa lutte contre un amour impossible à l’heure où la jeunesse s’enivre et que les tremblements du corps usent. La fête s’acharne, mais le coeur s’essouffle. Entremêlée à une musique forte qui réveille la mort, une voix s’éreinte à se réparer.

Accidentés, dansants et libres, les poèmes de Shawn Cotton combattent le sommeil, célèbrent et valsent jusqu'au matin. Vespéraux, rarement rassasiés, ils attendent la nuit pour faire des acrobaties sous la nitescence des étoiles, en conjurant l'amour de bien vouloir brasiller encore lorsque l'aurore se pointera.

Le 22 décembre 1898, Cuba, dernière colonie espagnole d'Amérique, obtenait son indépendance. Son artisan en avait été l'un de ses plus grands poètes, José Marti, tué au combat. Depuis cette date, une histoire agitée, marquée surtout par des régimes de dictature et, depuis 1959, par la Révolution, n'a cessé de passionner et parfois d'opposer les poètes de l'Ile, qui se sentent tous profondément cubains.

Un long poème réinventant le mythe du couple originel. ©Electre 2024

Maya Cousineau Mollen, poète innue, propose un premier recueil de poésie.Dans Bréviaire du matricule 082, la poète explore les multiples chemins de la colère, qu'elle soit territoriale, identitaire ou entourant la notion de féminité. Elle considère ce premier recueil comme une façon de traverser « les lieux périlleux » de la colère, une émotion qui, une fois domptée, permet à la voix poétique de s'élever.
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